Baisse du piratage

Le piratage de musique en voie de disparition

Le nouveau rapport de l’IFPI indique une baisse de 10% des utilisateurs dans le monde. La multiplication des offres légales et le renforcement des lois concernant le droit d’auteur semblent avoir un impact positif sur l’industrie musicale.

Comment expliquer cette baisse ?

L’offre légale étant de plus en plus fournie, de moins en moins d’utilisateurs ont besoin de se tourner vers les sites illégaux qui sont risqués à la fois d’un point de vue légal mais aussi d’un point de vue de la sécurité informatique. Le seul avantage qu’offrent encore les sites de téléchargement illégaux est la mise à disposition de musiques rares et presque impossibles à trouver autrement.

Le problème du stream ripping

La nouvelle méthode de piratage la plus répendue est le stream ripping : télécharger un fichier audio depuis le plus souvent une vidéo youtube. Cette technique est illégale si le fichier audio est protégé par le droit d’auteur, mais l’outil qui permet de réaliser cette action n’est pas illégal en lui-même : on peut utiliser ces outils pour récupérer des flux audios de vidéos non copyrightées. Ce qui explique la difficulté pour les sociétés de gestions de droits d’auteur de lutter contre cette pratique.

Comment écouter de la musique légalement en 2019 ?

La liste n’a probablement jamais été aussi longue. Les auditeurs ont beaucoup de choix.

  • L’écoute via des sites de streaming payants (Spotify, Deezer, Napster, Qobuz, Tidal, Youtube Music, Apple Music…)
  • L’offre gratuite de certains sites de streaming basés sur un modèle publicitaire (Deezer, Spotify, Youtube)
  • L’achat en format physique : CD, Vinyle, cassette audio (si si ça existe encore), sur le marché du neuf ou sur le marché de l’occasion.
  • L’achat de musique en dématérialisé sur Amazon Music ou Qobuz pour les grands artistes mais surtout Bandcamp pour les artistes amateurs.
  • Le prêt de musique en médiathèque
  • L’écoute de musique par la radio ou par webradio (certaines se mettent également aux diffusions youtube et twitch)
  • L’écoute gratuite de musique sous licence libre sur des sites spécialisés comme Dogmazic, Au bout du fil, ou Ziklibrenbib en France
  • L’écoute de morceaux du domaine public, principalement sur des sites comme Archive.org ou Free Music Archive
  • De nouveaux modèles en cours de test comme Funkwhale
Dogmazic, un site de musique libre

L’offre légale devient tellement vaste que trouver des morceaux indisponibles sur internet ou dans la vraie vie est de plus en plus rare. Si le piratage existera toujours, il semble que le piratage tel qu’on le connaissait sur les sites de torrents ou de direct download disparait doucement mais sûrement.

3 réflexions au sujet de « Le piratage de musique en voie de disparition »

  1. Très bon article !

    Bravo de n’avoir pas parlé uniquement des offres de Spotify et Deezer uniquement comme le font d’autres.
    Par contre :
    – l’article est un peu léger, parler du financement maigre des artistes par rapport aux boîtes manque
    – Parler des DRM aurait été pas mal aussi je pense
    – iTunes ne vend plus de musique dématérialisée ?
    – le lien Ziklibrenbib mène à https://auboutdufil.com

    🙂

    1. Merci pour le retour 🙂
      – J’ai voulu faire un article volontairement court donc je n’ai pas parlé de la faible rémunération des artistes, j’aurais peut être du écrire une ou deux lignes. Ca fera probablement le sujet d’un futur article.
      – Pour les Drm : Oui carrément, pareil je pensais en faire un autre article mais une ou deux lignes ça aurait pu être bien aussi.
      – Pour Itunes : il me semble que la plateforme va fermer. Je n’ai pas bien compris en quoi elle va évoluer donc dans le doute je ne l’ai pas cité. J’avoue que je n’ai pas vraiment non plus beaucoup étudié la question.
      https://www.numerama.com/tech/480223-qui-utilise-encore-itunes.html
      – J’ai corrigé le lien pour Ziklibrenbib.
      merci encore 🙂

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